lundi 28 septembre 2009

Photos bonus

J'ai retouché quelques photos de Nara et Kobe, elles sont sur facebook mais vous pouvez tous y accéder ici !

bisous !

Apparté

Qu'est-ce qui me manque le plus en ce moment (je parle de choses, pas de personnes, sinon je vais froisser des gens) ?

La nourriture made in France (celle qui va avec le pinard, le béret et la baguette) !

Déjà j'aimerai bien savoir parfois ce que je mange et si c'était bien comme ça qu'il fallait le cuisiner (enfin cuisiner est un bien grand mot, la question réside le plus souvent en : dans l'huile ou au micro-onde les raviolis ? Je la mouille ou pas l'algue ?).

Ensuite j'ai une très grosse envie de planche de charcuterie. Avec du vrai pain et du beurre (même si c'est du beurre doux, je prends pour une fois). Vous me direz que je peux bien aller m'en acheter, de la charcut' et du beurre. Mais je ne peux pas aller dans un bar et commander un mojito et une planche de charcut'. Ça non, et c'est bien ce qui est chouette dans le concept de planche de charcuterie.
Au mieux je peux avoir une bière et une hôtesse.

Et aussi j'aimerai bien faire des cupcakes à nouveau. J'en ai même rêvé l'autre nuit.
Mais mon four à eu la bonne idée (apparemment, parce que je crois ce qu'on m'en dit, je ne peux pas vraiment lire les boutons...) de faire four à micro-ondes et toaster mais pas four tout court.
Et pourtant je suis entourée de moules à cupcakes plus choux les uns que les autres partout où je vais.

Et puis bien sûr vous, aussi, vous me manquez beaucoup !

samedi 26 septembre 2009

Kôbe la cosmopolite

Le soir, après Nara, direction Kôbe (1h30 de trajet), en ce qu'on pourrait associer à un mélange de TER et de RER.

Arrivée à Kôbe, après avoir combattu les -15°C régnant dans le wagon à cause de la clim, je rejoins Gautier.

Nous nous arrêtons dans un "onsen" de pieds. Un "onsen" est un bain commun alimenté par une source chaude. Je ne suis pas sur que celui-ci, en plein milieu de la ville, était réellement alimenté par une source d'eau chaude naturelle, néanmoins c'était très agréable.
Il y a tout autour des petits bancs pour s'asseoir et papoter entre (vieilles) amies : il y avait plein de mamies japonaises en train de discuter et de se marrer.

Puis visite du port by night.



Son port est le grand atout de Kôbe. C'est l'un des plus actifs du pays (4e), et ceci dès l'ère Nara (710 - 784, vous vous souvenez ?). La ville fut l'une des premières à s'ouvrir à l'étranger, à la fin de la période d'isolationnisme, en 1868.
21% de la ville fut détruite lors de la Seconde Guerre Mondiale, ce qui est l'une des raisons pour laquelle l'architecture y est très moderne.

Le port est aussi un endroit connu pour son romantisme, avec ses arbres illuminés de guirlandes électriques, sa grande roue, son énorme hôtel paquebot et la Chapelle Saint Jacques, spécialisée dans le mariage à l'occidentale.





La deuxième raison pour laquelle Kôbe est une ville entièrement reconstruite tient au tremblement de terre qui l'a détruite en 1995.
Sur le port, un endroit porte encore volontairement les séquelles du tremblement de terre.




Puis nous rentrons pas le Chinatown de Kôbe. A ce qu'il paraît, c'est un endroit très typique le jour, où la nourriture chinoise est préparée sous les yeux du client. Là il est tout fermé...





Le lendemain, nous visitons le jardin japonais Sorakuen.

La première pierre de ce jardin, considéré comme le premier jardin japonais urbain, a été posée en 1885.

La maison principale a été détruite lors de la Seconde Guerre Mondiale, elle a donc été remplacée par cette maison de style colonial, la Maison Hassam, appartenant alors à un trader anglo-indien.




Cette maison de thé, appelée Funayakata, fut tout d'abord un bateau construit aux alentours de 1700.



Le parc reçoit plein d'aquarellistes japonais.




Puis nous avons visité un sanctuaire shinto.



Voici un grelot que l'on fait tinter au moment de son vœu. Ce peut être également un gong que l'on actionne au moyen de morceaux de tissu multicolores. Je trouve des rituels divers sur internet donc je ne saurai vous dire pour l'instant à quel moment il entre en jeu (à la place de frapper des mains ? avant ? après ?). Ça me turlupine.







Toujours les papiers votifs et les ema :



Voilà pour Kobe, that's all folks !

La prochaine fois je vous parle des baptêmes shinto, vous ne serez pas déçus par le côté insolite...

Bienvenue au pays de daims - Day 2

Nara, suite et fin.

Le lendemain, réveil matinal au ryokan.
J'ai la bonne surprise de découvrir que les douches aussi sont communes (mais pas mixtes hein, faut pas exagérer non plus), pas seulement le bain...
A croire que les Japonais n'ont vraiment pas de problème avec la nudité...



Puis nous descendons manger notre petit-déjeuner japonais, commandé la veille à note hôte.
Nous découvrons une table garnie (nous avons 9 petits plats chacune). Que c'est beau !
Par contre, ça devient parfois un peu hardcore à manger (n'oublions pas que c'est le petit déjeuner et qu'il est 9h du mat...).
Au menu, riz, soupe miso, omelette, beignet aux légumes et poisson, champignons marinés, bambou mariné et petites boulettes de viande, j'oublie quelque chose et alléluia, un yahourt sucré !
Photos à venir !

C'est donc le ventre rempli, mais alors bien rempli, que nous reprenons la route.
Au programme aujourd'hui, le sanctuaire Kasuga Taisha.

Si hier le sanctuaire Tamukeyama Hachimangu m'a beaucoup plu pour son atmosphère, le sanctuaire Kasuga Taisha m'a également beaucoup marquée, pour sa beauté cette fois-ci.

Ce sanctuaire shinto est considéré comme le plus important de Nara. Il aurait été fondé au VIIIe siècle.

Ce qui saisi tout de suite, ce sont les quelques 3000 lanternes qui agrémentent le sanctuaire.
Tout d'abord, ce sont des lanternes en pierre qui marquent le chemin jusqu'au sanctuaire.






Ici, les officiantes ne se contentent pas d'arborer la tunique blanche et orange des temples shinto, elles portent sur leur front des fleurs d'hortensia et des cristaux. C'est très beaux. Je vous aurait bien mis une photo mais elles ont beau être belles, elles sont pas très open pour les photos...
J'en ai néanmoins trouvé une ici.

A l'intérieur du sanctuaire, ce sont des lanternes de fer et de bronze qui, suspendues, ornent le bâtiment principal, peint d'un rouge-orange éclatant.







J'ai appris à faire un vœu, selon la croyance shinto.
- On se courbe très bas deux fois
- Puis l'on frappe deux fois dans ses mains afin d'attirer l'attention du dieu
- On fait son vœu
- Puis l'on se baisse encore une fois
(et on n'oublie pas de lancer une pièce dans la boite à offrandes)





C'était vraiment un lieu magnifique.

Les Japonais sont très superstitieux. Le shintoïsme est pour eux plus une croyance qu'une religion (ce qui explique qu'elle est souvent associée au bouddhisme).
A l'entrée des sanctuaires, on peut acheter de nombreuses amulettes, "o-mamori", sortes de sachets porte-bonheur qu'il faut porter sur soi pour écarter les mauvais esprits et attirer la chance, et prédictions, "o-mikuji", oracles écrits annonçant la bonne ou la mauvaise fortune.

Voici ci-dessous, les "ema", dont je vous ai parlé hier, portant une prière, avec une prédominance ici pour les "ema" concernant les amoureux.



Et voici des cordes suspendues (shimenawa) auxquelles sont noués des papiers votifs (ils peuvent également être noués à des arbres).





Pour finir, je tiens à vous faire découvrir une spécialité japonaise, les "takoyaki".
Littéralement, cela signifie "poulpe frit". Ce sont des beignets, cuits dans un moule, remplis d'un sorte de béchamel et de tentacules de poulpes, recouverts à la demande de fromage et de mayonnaise (tiens il faudra que je vous parle un jour de l'obsession des Japonais pour la mayonnaise).
On les achète généralement à emporter, sur des stands.

Laissez-moi vous dire que ça cale !





That's all folks !

Demain je vous parle de Kobe.

Bienvenue au pays de daims - Day 1

Ah Nara...
Que c'était chouette !



Un peu d'histoire pour commencer.
Pour citer le Routard : "On le sent tout de suite : il s'est passé là quelque chose d'important, il y a très longtemps !"
Nara se situe à 42 km au sud de Kyoto. Elle fut la première capitale fixe du Japon, en 710 (avant on changeait de ville à la mort de l'empereur, la ville devenant "impure"), et ce pendant 74 ans.
Cette période (710-784), appelée période de Nara, est considérée comme le premier âge d'or du pays.
La ville est construite en damier, sur le plan de Xian, en Chine et est également jumelée avec Versailles et Tolède (Espagne).
C'est ici que que s'implante la religion bouddhiste au Japon, la ville accueillant le premier temple bouddhiste du pays.
C'est aussi pour cette raison qu'en 784 l'empereur Kammu décide de déplacer la capitale à Kyoto, s'éloignant ainsi des moines bouddhistes qui ont alors la mainmise sur le pouvoir.

Nara, c'est une charmante petite ville dont la partie touristique demeure typique, sans immeuble.


Elle accueille également un parc de 528 ha où 1200 daims gambadent en liberté.




Avec Laura, nous nous armons donc de notre sac à dos et partons en bus pour Nara (2h30 de trajet).
Il faut savoir que le daim est l'emblème de la ville.


Sur notre bus, qui relie Nagoya à Nara, on peut y voir le dauphin de Nagoya et le daim de Nara :



En arrivant je dis à Laura : "J'espère bien qu'on va voir des biches quand même !"

On a été servies... 10 mètres plus loin, nous tombons, au milieu d'un carré de pelouse, sur une vingtaine de biches en train de se faire caresser (un peu) et de manger les "shika-sembei", biscuits pour daims dont ils raffolent (beaucoup).
Des échoppes en vendent un peu partout pour 150 yens, ce sont des galettes qui ressemblent à de grands hosties bruns.

En fait, les daims ont un côté apprivoisé : ils traînent toute la journée aux abords des chemins touristiques, se mélangeant même aux touristes et écoliers le long des échoppes à souvenirs et shika-sembei (pas bête le daim !) et n'hésitent pas à venir fourrer leur truffe dans ta main où à attirer ton attention en s'essuyant le museau dans ta jupe afin de manger le précieux biscuit !


video

Un fond de l'oeil de biche.






Dans la ville, nous tombons sur l'étang de Sarusawa-ike. On y trouve plein plein plein de tortues.
Il faudra que je vous mette la photo de l'étang de nuit (quand j'aurai les photos de Laura), c'était vraiment magnifique !





On ne voit pas très bien mais c'est une tortue et une queue de gros poisson rouge.

Un peu plus loin, nous visitons le site du temple Kofuku-ji. Fondé en 669, c'est l'un des principaux temples de Nara.
A côté, nous voyons la pagode à 5 étages, l'une des plus hautes du Japon (55m) après celle de Tokyo (qui ne la dépasse que de quelques centimètres).




Sur ce site existaient 175 édifices. Il n'en reste que 4 ou 5 aujourd'hui, victimes d'attaques survenues après le déplacement de la capitale à Kyoto. Pour l'anniversaire des 1300 ans de la cité-capitale, en 2010, de nombreuses reconstructions sont prévues (d'après ce qu'on a vu, ils ont intérêt à construire vite...).

Un peu plus loin nous arrivons à la Porte de Nandaimon, 29 mètres au garrot, édifiée en 1199.
Elle abrite les statues de Nio, l'une à la bouche ouverte, l'autre fermée, symbolisant le début et la fin, toutes deux symbolisant force et puissance.






Nous arrivons ensuite au Temple Todai-ji, un des temples les plus imposants du Japon.




Le pavillon principal est considéré comme le plus grand édifice en bois du monde. Il a pour vocation "la protection du pays et la prospérité de la nation".


Le temple possède une statue en bois de Binzuru, portant un bonnet et une tunique rouges. Les dévots lui offrent des vêtements rouges afin qu'il les protège des maladies.
Voici des offrandes que nous avons pu voir sur le chemin (ce sont des sortes de petits tabliers rouges que l'on peut acheter) :


La salle intérieure, Daibutsu-den, contient un immense Bouddha en bronze doré, haut de 13 mètres.



Enfin, nous nous dirigeons vers le sanctuaire Tamukeyama Hachimangu.

Sur le chemin, il y a de très belles "gargouilles" japonaises sur des petits pavillons.




Nous arrivons au crépuscule au sanctuaire, d'où nous pouvons admirer la vue sur tout Nara, magnifique (photos à venir) !
Le sanctuaire est un lieu très beau, appelant au recueillement, bercé par le mélange de l'encens et des lueurs des bougies et lanternes.





Voici des "ema", tablettes de bois sur lesquelles les Japonais inscrivent leurs vœux.




En redescendant vers la ville, nous nous sommes arrêtées au Beffroi de Shoro, très gros.





Le soir, spécialité locale au menu !
Nous nous sommes rendues au restaurant Kameya, dont la spécialité est "l'okonomiyaki", mélange de poisson, de crevettes, de boeuf et de légumes, ressemblant à une grosse omelette, servi sur des plaques chaudes au centre de la table. C'était pas mal du tout.
Photos à venir !

Le soir nous avions décidé de nous arrêter dans un ryokan, le Seikanso.


Les hôtes étaient vraiment adorables !
Le ryokan était très oldies but goodies, ça sentait le vieux mais c'était vraiment typique pour le coup.
Je vous ai déjà parlé de la clim au Japon ? C'est leur dada, il y en a partout (et souvent trop forte) ! Et bien là, dans cette chambre aux portes en papier de riz, il y avait aussi la clim.





A l'intérieur du ryokan se cachait ce superbe jardin japonais !







Voici venu le temps de la minute insolite-curiosité :

A Nara, il y a des pousse-pousse !


La plaque d'égout de Nara reprend le daim, elle est vraiment très jolie !



J'ai réussi à dénicher des lanternes de Pikachu et... c'est quoi son nom déjà ? (honte à moi)



Ça ce sont des chaussons exprès pour les toilettes, car, attention, on ne garde pas les mêmes pour la maison et les toilettes ! Faut pas déconner.


Pour ce qui est de la minute culinaire, voici un beignet de hachis parmentier frit, délicieux !


... et ce qu'on pourrait rapprocher de madeleines, version mini en forme de noix. Super bon !

That's all folk's !

La prochaine fois je vous raconte la suite de Nara !